Oui, c'est vrai ! "Evo Morales" m'a pas mal occupé !
Tu dis que tu n'as pas encore regardé ! Mais internet : c'est la liberté ! Tu peux regarder quand tu veux ou ne pas regarder du tout ! Mais enfin, c'est toi le caméraman, tu pourras avoir envie un jour de voir le résultat de ton travail !
Sinon, pour donner des nouvelles, depuis une semaine, je suis entré dans une phase intense de travail sur "La Vidéo Diabolo".
Aprés un premier dérushage-grand visionnage qui a eu lieu au tout début janvier, j'opère maintenant un dérushage-découpage-choix des plans hyperprécis.
Voilà où j'en suis.
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Mes pensées du moment, petite philosophie en pratique, petite philosophie de la pratique : le documentaire et le reportage demande quasi le double de travail en post-prod par rapport à la fiction.
Car il faut d'abord fractionner les rushes en plans, en plans que l'on choisit.
Alors que les rushes d'une fiction arrivent déjà découpés en plans, en plans par essence déjà choisis.
Et les prises pour chaque plan arrivent en un nombre très limités (souvent 2 ou 3 prises avec un beau 'rapport image'). Les "prises à tirer" ('rapport labo') ayant presque toujours été définit au tournage.
En reportage il faut morceler pour ensuite recomposer, en fiction il ne reste plus qu'à composer.
Et même plus, en fiction il ne reste en théorie plus qu'à monter, soit travailler les raccords pour le rythme (un découpage précis ayant été écrit logiquement avant le tournage).
Alors qu'en documentaire, après le dérushage,... (j'ai toujours appris : le dérushage, c'est l'étape primordiale. C'est une étape qui doit prendre son temps, qui peut souvent paraître bien à tord un peu longue [à la fois visionnage - grande mémorisation - choix des plans - le fait de savoir ce que L'ON A VRAIMENT, de savoir très concrétement de quel MATIERE/MATERIEL REEL on dispose])... il reste à composer, autrement dit 'scénariser', ou encore 'établir un plan de montage', c'est à dire choisir l'ordre des plans.
(d'ailleurs le 'plan de montage' doit presque naturellement, comme par magie, comme le simple fait de passer à travers le filtre, le tamis d'un percolateur, sans grand effort sortir, apparaître du dérushage : tout l'effort, c'est le dérushage).
Et puis, ce n'est qu'après tout ce travail que concrétement le montage commence, c'est à dire le travail des raccords.
Bien évidemment, avec les possibilités des logiciels et du montage virtuel, l'on peut arriver maintenant à un peu globaliser tout le travail et vivre toutes les étapes d'un 'montage', l'on pourrait s'aventurer à dire de front, pour ce qui était avant, en analogique, avec le passage obligé aux notes, aux papiers, de vivre des étapes très distinctes.
Une étape allant d'une manière certaine 'contre' l'autre, ce qui est une bonne grande loi du cinéma.
'Contre' ? Autrement dit, une étape, une fois qu'elle a été faites, elle a été faites : elle n'existe plus !
Il ne reste que le fruit du travail tombé de l'arbre...
Je pense donc qu'il faut toujours garder à l'esprit, malgré la totale liberté et souplesse qu'offre le montage virtuel, par un travail maintenant seulement mental si ce n'est par l'évanouissement naturel des rushes brutes donnant naissance à une construction-un agencement, ce qui était avant en analogique matériellement obligatoire, le fait de bien distinguer les étapes qui doivent rentrer en écho simultanément les unes CONTRE les autres.
bon Voilà ! C'est drole non !
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Tu m'as dit que tu voudrais un jour venir chez moi participer au montage.
Bon, après tout ce je viens de raconter, tu ne vas plus du tout vouloir. Bon, il faut que je ranges un peu aussi.
Mais en effet ce serait très bien à un moment que tu passes, pour faire le point, que tu viennes donner des idées sur ce montage, et aussi si tu veux que je te montre quelques trucs sur le logiciel.
Voilà Quoi.
A+
Pierito.