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Pierre.
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3) "Evo Morales invité à Paris le 14 mai 06 par Danielle Mitterrand !"
Bonjour, J'ai appris le vendredi 12 mai au soir qu'Evo Morales, juste après le sommet "UE - Amérique Latine" de Vienne où il a d'ailleurs été le centre des discussions, des prises de positions et des quasi réprimandes suite à la nationalisation du gaz en Bolivie, serait à Paris le dimanche 14 mai. J'ai donc essayer de me renseigner le samedi sur le programme de sa visite. J'ai contacté le ministère des affaires étrangères qui m'a dit que rien n'était prévu, qu'Evo Morales effectuait une visite privée. En fait de visite privée, Evo Morales était invité par "Danielle Mitterrand" et sa Fondation "France Libertés", et à cette occasion il a aussi rencontré (tout était organisé par Danielle Mitterrand) tout ce qui compte de leaders de gauche en France. La raison de la visite, la raison de l'invitation de "France Libertés", est de fait tout ce qu'il y a de moins privée, mais bien une visite des plus politiques et des plus importantes pour Evo Morales et la Bolivie. En effet, la raison de la visite est la gestion du problème de l'eau en Bolivie. Evo Morales était d'ailleurs très officiellement accompagné à Paris de son Ministre de l'Eau, Abel Mamani. 200 000 boliviens n’ont toujours pas accès à l’eau potable dans la ville de El Alto, banlieue la plus pauvre de La Paz. Ce chiffre représente plus de 10% de la population de la capitale bolivienne. L'accès à l'eau potable manque aussi crucialement dans la zone sud de Cochabamba. Je rappelle que les dernières années une véritable "Guerre de l'Eau" a sévit en Bolivie, avec des bloquages de la population et des manifestations monstres à La Paz les opposant au compagnies privées d'abord Nord Américaine puis Française, et demandant à l'Etat une nationalisation de toutes urgences finalement obtenue par décret. La Bolivie est le pays le plus pauvre d'Amérique du sud, et actuellement l'Etat bolivien est très endetté. Début mars, la Banque Mondiale a refusée la demande de prèt d'un million de dollars concernant le raccordement à l'eau potable pour El Alto avec le motif que la Bolivie ne veut pas confier le marché au privé. Danielle Mitterrand et Evo Morales sont des amis de longue date, et Danielle Mitterrand a décidé de mettre sa Fondation "France Libertés" au service de l'Etat bolivien pour pouvoir dans un premier temps réaliser un plan d'urgence, et ainsi conforter le service public. Danielle Mitterrand a proposé d'engager la Fondation à débloquer des fonds d'urgence. Le Ministère de l'Eau de Bolivie et la Fondation France Libertés avait signé ce contrat à la mi-mars au "Forum Mondial de l'Eau à Mexico" donnant mandat à la Fondation pour rassembler ces fonds d'urgence. La visite d'Evo Morales et de son Ministre de l'Eau était consacrée aux avancés concrètes quand à la mise en oeuvre de cette coopération, et à des rencontres avec les collectivités engagés dans cette action. Dans un deuxième temps, un rendez-vous est prévu en octobre pour faire le point sur cette action, mais aussi pour avancer sur les coopérations techniques et juridiques que peuvent apporter les collectivités et entreprises publiques françaises à la nouvelle entreprise publique que le gouvernement bolivien est entrain de structurer. (D'après l'article de Danielle Mitterrand) Lien vers la Fondation : France Libertés ---------------------------------------------------------------------------------------- A+ Pierito.
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Re: 3) "Evo Morales invité à Paris le 14 mai 06 par Danielle Mitterrand !"
Bonjour, ----------------------------------------------------------------------------------------- Tout d'abord, je vous invite à visionner les Morceaux Choisis de la Conférence qu'Evo Morales a donné à la Mairie du 11ème ce 14 mai : PAGE EXTRAITS Une présentation de ces Extraits là : "Evo Morales - Le Président de Bolivie en Action" ----------------------------------------------------------------------------------------- Et donc, un petit tour vers le programme de la journée d'Evo Morales à Paris, ce dimanche 14 mai (toujours tiré d'un article de France Libertés) :
 Evo Morales devant la Mairie du 11ème le 14 mai. (Photo : Antoine Montfajon) - Le dimanche matin Evo Morales a rencontré Bertrand Delanöe : Mairie de Paris : accord de coopération à travers une participation financière au programme d'urgence d'accès à l'eau, probable soutien à l'élaboration de l'état civil. La communauté indigène représente près de 60% de la population de Bolivie, et une grande partie de ses membres sont privée d'existence civile Conséquence : non possibilté de voter, et aussi cela leurs empêche toute démarche auprès des organismes administratifs, éducatifs et sociaux. - A midi, Evo Morales et toute la délégation bolivienne était reçu par le Conseil Général du Val de Marne. Ce Conseil Général a été, il y a quelques années, à l'origine de la création de la coalition internationale contre la privatisation et la marchandisation de l'eau. Conseil Général : accord de coopération à travers une participation financière au programme d'urgence d'accès à l'eau. - Ensuite, Evo morales a eu de nombreux entretiens avec la presse française. - En fin d'après midi, Evo Morales a donné une grande conférence et cela accueillie par Georges Sarre dans sa mairie du 11ème, devant laquelle s'étaient réunis de très nombreux sympatisants. La communauté latino américaines, les associations et mouvements sociaux et politiques français se sont déplacés en nombre pour écouter Evo morales. - Dans la soirée, Evo morales a participé à un diné avec les représentants des principales forces de la gauche politique française (le Parti Socialiste, les Verts, le Parti Communiste, le Mouvement Républicain et citoyen et la Ligue Communiste Révolutionnaire). Ce diner était organisé France Libertés. - Le lundi matin, avant de s'envoler pour Strasbourg au Parlement Européen, Evo Morales a été reçu par François Hollande, et puis l'Unesco. - Une partie de la délégation bolivienne avec le Ministre de l'Eau est resté à Paris mardi et mercredi. Elle a rencontré le SIAAP (Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne) avec lequel Abel Mamani à signé un partenariat de longue durée concernant l'assainissements, et aussi participation financière au programme d'urgence d'accès à l'eau. La délégation a ensuite était reçu la Présidente de l’entreprise d’économie mixte Eau de Paris, Anne Lestrat, afin d'élaborer un partenariat public-public technique qui permettrait au gouvernement bolivien de mettre en place son service public de l’eau. Avant de quitter Paris, la délégation du Ministre de l'Eau a reçu la participation financière de la Communauté Urbaine de Dijon, la mairie de Varages, et le lancement d'un partenariat technique de la Communauté d'Agglomération Grenobloise. Voilà, A+ Pierito.
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Re: 3) "Evo Morales invité à Paris le 14 mai 06 par Danielle Mitterrand !"
Bonjour, Bon, un petit résumé de la Politique que met en oeuvre Evo Morales, Président de Bolivie. Les Principaux Thèmes Politiques d'Evo Morales : - Refondation de la Bolivie. Formation et Election (le 2 juillet) d'une Assemblée Constituante en vue de refonder et changer la Bolivie. Mettre fin à l'Etat colonial. Le pouvoir a toujours été détenu par les colonisateurs, représentant seulement 15% de la population. Evo Morales a une conception socialiste bolivarienne, mais encore plus une vision indigéniste. Je rappelle que c'est le premier Amérendien a arrivé au pouvoir dans un pays de l'Amérique Latine, après 500 ans de colonisation. - Rejet du néo-libéralisme économique. Contre le traité de libre échange proposé par les Etats-Unis. Pour se faire, Il vient de signer un traité de libre échange concurrent avec le Venezuela et Cuba (29 avril). - Lutte contre l'impérialisme nord-américain, création d'une nation souveraine, aucune soumission ni subordination de la Bolivie, refus de toute présence militaire américaine y compris celle que Washington justifirait par la lutte contre le narcotrafic. - Dépénalisation de la Coca. Lutte contre le Narcotraffic. Coca ne signifie pas cocaïne. Dépénalisation de cette culture ancestrale qui est la principale source de revenus de dizaines de milliers de paysans. Evo Morales : "On ne peut pas dépénaliser le coca-cola et pénaliser la feuille de coca". Evo Morales propose aux Etats-Unis de lutter ensemble, sans ingérence intérieure, en faveur d'un "zéro cocaïne et zéro trafic de drogue". Pour aboutir à "zéro cocaïne", il faut aussi un "marché zéro". "Tant qu'il y aura un marché pour la cocaïne, des feuilles de coca seront déviées vers ce marché, aussi rationalisées puissent être les plantations" précise Evo Morales. Les Etats-Unis, premier consommateur mondial de cocaïne, sont ainsi invités à assumer leurs responsabilités. - Nationalisation des ressources naturelles, principalement les hydrocarbures (le gaz). Donc, c'est ce qu'il vient de décrèter le 1 mai, en envoyant l'armée pour controler les puits, et ordonné la restitution des champs d'hydrocarbure à l'entreprise d'état bolivienne (YPFB). Les entreprises (TOTAL [France], Petrobas [Brésil], REPSOL [espagne], BRITISH GAS [Britanique], [SHELL] Etats-Unis) ont 180 jours pour renégocier des contrats. Sinon elles s'en iront. Les entreprises concernées peuvent si elles le veulent récupérer leurs investissements, mais elles ne doivent espérer selon Evo Morales « aucune indemnisation ». Il s'agit pour le peuple de reprendre ces ressources et d'en disposer. La Terre-Mère (PACHAMAMA), idée force des Indiens : Il s'agit pour les peuples de pouvoir disposer librement de leur terre et de leur ressources. Evo Morales compte continuer avec d'autres ressources, notamment cela doit s'étendre aux mines et aux forêts, et la recréation de tout un secteur publique de l'eau qui a été le principal sujet de préoccupation et de conflit les dernières années en Bolivie (jusqu'en janvier 2005, c'est l'entreprise française SUEZ qui gèrait l'eau en Bolivie, concession de 30 ans annulée par décret par l'ancien président après d'énorme manifestation à EL Alto). - Lutte contre la pauvreté. La nationalisation des hydrocarbures est une nécéssité absolu quand on sait que 70% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. il s'agit bien de redistribuer au peuple les dividendes, et non que ce soit seulement des entreprises pétrolières qui profitent seul des revenus des hydrocarbure. Evo Morales : « Le seul moyen de lutter contre la pauvreté est de récupérer nos ressources naturelles ». Pour l'eau, c'est le même problème, avec la privatisation, l'accés à l'eau potable est hors de prix. C'est un des droits de l'homme, l'accés à l'eau. - Lutte contre la corruption. Arrivé au pouvoir, Evo Morales a baissé de 50% sont salaire de président, il a aussi demandé à ces ministres et aux députés d'en faire autant. Il s'agit d'une politique d'austérité. Il s'est séparé de bon nombre de fonctionnaires corrompus des anciens gouvernements. Il a donc aussi en contrepartie élever les salaires les plus modestes de la fonction publique (soit doublé tout simplement le salaire minimum). - L'éducation et la Santé. Une vaste campagne d'alphabétisation a été lancé (début mars), avec l'objectif ambitieux d'éradiquer l'analphabétisme et l'illétrisme (13,3% en Bolivie) dans les 30 mois. L'éducation et la Santé est le thème très chers aux gauches révolutionnaires. D'ailleurs, l'argent déduit des salaires du président, des ministres et des députés sera lui directement utilisé pour former des maîtres d'écoles. Le point d'orgue de la santé en Amérique Latine c'est Cuba (réf "Le Voyage en Motocyclette"). Des accords ont d'ailleurs justement été passé avec Cuba et aussi le Venezuela pour parfaire la santé en Bolivie. - Constitution d'un état civil. La communauté indigène représente près de 60% de la population de Bolivie, et une grande partie de ses membres sont privée d'existence civile. Les conséquences : non possibilté de voter bien sur, mais aussi cela leurs empêche toute démarche auprès des organismes administratifs, éducatifs et sociaux. ----------------------------------------------------------------------------------------- Voilà Quoi. A+, Pierito.
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Re: 3) "Evo Morales invité à Paris le 14 mai 06 par Danielle Mitterrand !"
Bonjour, Quoique que l'on puisse penser de Jacques Chirac (je n'en pense pas moins, et plus encore), l'on ne peut que dire qu'à l'International (rendons à César ce qui appartient à César) il assure et il s'engage. Lors du dernier sommet "UE - Amérique Latine" de Vienne (12 mai), il fut un des seuls à vraiment le soutenir, il a protégé Evo Morales et ainsi s'est montré très rassurant sur la politique énergétique bolivienne. A son arrivée à Vienne, il a déclaré que les discussions liées à la nationalisation par la Bolivie de son secteur énergétique se déroulent dans le respect "des intérêts légitimes" de l'Etat bolivien et des entreprises étrangères ayant investi dans ce pays. Après un entretien entre les deux Présidents, Jacques Chirac a déclaré : Evo Morales,"est soucieux d'avoir avec les entreprises énergétiques concernées un dialogue et un accord qui excluent, c'est ce que j'ai compris, tout esprit d'expulsion ou de spoliation". Puis, Jacques Chirac a tenu à ce qu'Evo Morales soit à coté de lui lors de la photo des présidents présent à Vienne. Le lendemain, expliquant sa visite non-officielle en France, Evo Morales relatait l'entretien qu'il avait eu le jour précédent avec un Jacques Chirac admiratif : "il m'a dit : 'Evo tu as rendu sa dignité à un peuple qui l'avait perdu depuis 500 ans'." Ensuite, lors de sa visite au Brésil (25 mai) avec Lula, Jacques chirac a réenchérit officiellement en faisant tout simplement l'éloge de la nationalisation des hydrocarbures. Il a assuré qu'Evo Morales y était totalement engagé, et déclaré que l’attitude du président de Bolivie a rendu l’honneur à un peuple en souffrance. Au Chili (27 mai) avec Bachelet, il a salué Evo Morales, premier président indien de Bolivie, pour avoir rendu sa "dignité à son peuple humilié".
 Evo Morales à l'Elysée avec Jacques Chirac en janvier. Photo : Elysée. A+ Pierito.
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Re: 3) "Evo Morales invité à Paris le 14 mai 06 par Danielle Mitterrand !"
Bonjour, les nouvelles de fin mai - début juin. Le 27 mai (d'après Granma) : Hugo chavez, Evo Morales et le vice-président cubain Carlos Lage se sont retrouvé en Bolivie pour annoncer de grands projets de développement. Le Vénézuela annonce plus d'un milliard d'euros d'investissements en Bolivie. L`argent sera affecté à la construction de raffineries de pétrole, d'usines de pétrochimie et d'engrais, et à la production de pétrole et de gaz naturel. En tout, huit accords de collaboration ont été signés confirmant l'alliance nouée entre le Venezuela, la Bolivie et Cuba par leur Traité de Commerce des Peuples (TCP). Ces accords concernent la coopération déjà négocié en matière de santé et d'éducation entre les trois pays. Des accords concernant l'exploitation industrielle de dérivée du gaz naturel (ex: fabriques d'asphalte) entre le Venezuela et la Bolivie. Un accord concerne la constitution de l'entreprise binationale Minière du Sud (Minesur) pour développer des projets dans diverses régions, notamment elle pourrait se retrouver à opérer dans le gigantesque gisement du Muntun, l'un des plus riches gisements de fer au monde. le Venezuela apporte encore des crédits (100 millions de dollars) à un fonds d'appui aux petits producteurs, une mesure décisive pour l'agriculture. D'autres accords concernant l'installation de centres d'industrialisation de la feuille de coca à des fins licites, et le développement de projets agro-industriels dans les dommaines du café, du thé et du soja. Le 2 juin (d'après AFP) : Le gouvernement bolivien annonce avoir accordé au sidérurgiste indien Jindall Steel and Power l'exploitation de la mine de Mutun en échange d'un investissement d'environ 2,3 milliards de dollars. Les réserves du gisement de Mutun sont estimées à environ 40 milliards de tonnes de fer et 10 milliards de tonnes de magnesium. "Désormais, nous ne tirerons pas seulement des ressources et des revenus de la production et l'exportation de matière première, mais aussi en produisant du fer et de l'acier" a déclaré Carlos Villegas (Ministre bolivien de la Planification et du Développement ). La décision de La Paz a été célébrée par des fêtes populaires dans la localité de Puerto Suarez à la frontière brésilienne, et a également été saluée par les autorités et les entrepreneurs de la prospère région de Santa Cruz. A+ Pierito.
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Re: 3) "Evo Morales invité à Paris le 14 mai 06 par Danielle Mitterrand !"
Bonjour, Une petite revue de Presse concernant le moi de juin 06 riche en nouveautés en attendant l'élection de l'Assemblée Constituante le 2 juillet : --------------------------------------------------------------------------------------------- - Le samedi 3 juin : (d'après AP - Le Monde - l'Humanité - Le Figaro) Evo Morales lance sa "Révolution Agraire". Selon la presse de gauche bolivienne, une centaine de grandes familles controlent 25 millions de terre arables en Bolivie, alors que 2 millions de paysans travaillent sur une surface d'à peine 5 millions d'hectares. Selon les autorités de Bolivie, un peu moins de 90% des terres boliviennes sont exploitées dans les "latifundios" (grand domaines fonciers) par 50.000 familles, ce qui en laisse peu ou pas pour près de 3 millions de paysans boliviens. Après l'interruption des négociations entre le gouvernement et les dirigeants du secteur agricole le 2 juin, Evo Morales a donc donné le coup d'envoi samedi 3 juin à Santa Cruz de sa révolution agraire. Santa Cruz ce n'est pas anodin : la ville est situé à l'est du pays, dans la région la plus riche et farouchement opposée à la politique d'Evo Morales, jusqu'à défendre des vues sécessionnistes. Evo Morales a donc signé 7 décrets présidentiels et annoncé la distribution de 2,2 millions d'hectares (22 000 km2)de terres appartenant à l'Etat aux paysans sans terre (250 000) ou possédant des lopins trop réduits (1 million de "microfundias"). Evo Morales lors du grand rassemblement regroupant plusieurs milliers d'indiens : "Je suis comme vous, je suis l'un des votres". Evo Morales a remis symboliquement lors d'une cérémonie une soixantaine de titres de propriété aux communautés indiennes des départements de Pando et Beni (Amazonie bolivienne), et de Santa Cruz et Tarija (à l'est et au sud du pays), les régions où se situe la plupart de ces "latifundios". Les grandes exploitations agricoles n'ont pas été touchées par ces nouvelles mesures. Evo Morales a annoncé que la deuxième étape sera la restitution des terres sous-exploitées, usurpées ou qui ne remplissent aucune fonction économique et sociale. Evo Morales : "Ce sont eux, et leurs aïeuls, qui ont occupé nos terres depuis cinq cents ans ; c'est à eux de rendre les terres à leurs propriétaires originels." Evo Morales: "Nous voulons changer la Bolivie ensemble". Le gouvernement d'Evo Morales entend privilégier l'exploitation communautaire (il a promis une dizaine de tracteur à chaque municipalité rurale), et aussi de travailler à ouvrir de nouveaux marchés en Asie, en Afrique et en Europe avec des produits issus de l'agriculture biologique ou organique. A termes, les 5 prochaines années doit voir la redistribution de 200 000 km2 (20 millions d'hectares) de terres, un territoire valant comme 2 fois la superficie du Portugal. Evo Morales : « En récupérant la terre, nous récupérons toutes les ressources naturelles, nous sommes en train de nationaliser la totalité des ressources naturelles. » - le jeudi 15 juin : (d'après CMAQ) Evo Morales rend hommage au Che Bon, pour cà, voir directement leur article : Un indigène rend hommage à un guerillero au milieu de la forêt... - le samedi 17 juin : (d'après AP) Evo Morales plaide pour la légalisation de la coca Sur le site de 2 futurs usines de fabrication de boisson à partir de la coca usines qui seront construites à partir de fonds cubains et vénézuelien (1 million de dollars), Evo Morales a souhaité que la Bolivie montre au monde qu'il ne fallait pas avoir peur de décriminaliser la coca. La coca est placée par les Nations Unies sur la liste de substances interdites depuis les années 60. Evo Morales a ajouté qu'il enverrait un gâteau fait à partir de la coca à Fidel Castro pour son 80ème anniversaire, et qu'il allait demander à Nestor Kirchner d'autoriser la vente des feuilles de coca dans le nord de l'Argentine. Evo Morales : "Transformer la coca en une multitude de produits est la meilleure façon de convaincre les présidents d'Amérique Latine, d'Europe et d'Asie de soutenir la légalisation de la coca". - le mercredi 21 juin : (d'après Gramna) Evo dénonce le fait que des militaires Yankees entre déguisés en Bolivie Suite à la demande de l'ambassadeur des Etats-Unis, David Greenlee, de pouvoir rencontrer le Président de Bolivie, Evo Morales a répondu que si c'était pour lui reprocher ses attaques contre l'impérialisme, "je voudrais qu'il me dise aussi pourquoi des militaires nord-américains entrent camouflés." Evo Morales accuse les Etats-Unis de ce que des militaires de ce pays pénètrent camouflés en touristes et en étudiants. Evo Morales a signalé qu'il ne savait pas de quoi Greenlee voulait lui parler, mais que "nous parlons avec tout le monde, nous sommes de la culture du dialogue et nous n'avons pas peur de converser". - le vendredi 23 juin : (d'après le Nouvel Observateur - AP) Le gouvernement d'Evo Morales pour une école laïque et contre la religion d'Etat. Le gouvernement du président Evo Morales prépare une réforme de l'éducation et souhaite mettre fin à l'éducation religieuse dans les écoles publiques boliviennes et supprimer le statut de religion d'Etat du catholicisme. Le ministre de l'Education, Felix Patzi, a déclaré à AP : "A la place de la religion, il feront des langues. La religion est une question de foi, et la foi ne peut être enseignée, encore moins d'une manière obligatoire". Deux jours auparavant, à la suite d'une réunion avec le chef de l'église catholique, le Cardinal Julio Terrazas, le vice-président Alvaro Garcia Linera a déclaré : "Il est important d'ouvrir un débat public dans l'Assemblée Constituante sur la nécessité d'un Etat laïc". L'Assemblée Constituante élu le 2 juillet sera chargée de réécrire la Constitution, dans laquelle le catholicisme fait office de religion d'Etat depuis la fondation du pays en 1825. - Le dimanche 25 juin : (d'après cyberpresse.ca - AFP) Evo va enquéter sur la fortune des entrepreneurs étrangers Dans un discours prononcé dans la puissante région de Santa Cruz, lors de la clôture de la campagne de son parti, le Mouvement vers le socialisme (MAS), à une semaine de l'élection de l'Assemblée Constituante, allié à un référendum sur l'autonomie régionale, Evo Morales a déclaré : "Nous enquêtons sur ces entrepreneurs qui sont devenus d'importants propriétaires terriens et de grands banquiers". Evo morales a dénoncé : "Ces entrepreneurs empruntent l'argent de l'Etat, ils créent leur banque puis font faillite et ne paient jamais leurs dettes. Nous ne voulons pas ce type d'entrepreneurs qui pillent le peuple bolivien". - Le lundi 26 juin : (d'après Libération - Reuters) Evo Morales recule devant la foi des Boliviens Evo Morales a renoncé à supprimer le cathéchisme de l'enseignement public, face à l'opposition suscitée par le projet dans un pays à 80% catholique. ----------------------------------------------------------------------------------------- Enfin voilà. A+, Pierito.
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Re: 3) "Evo Morales invité à Paris le 14 mai 06 par Danielle Mitterrand !"
ÉLECTION DE L'ASSEMBLÉE CONSTITUANTE Bolivie: élection de la Constituante qui devrait codifier la révolution d'Evo Morales LA PAZ (LatinReporters.com) - La Bolivie élit ce dimanche une Assemblée constituante appelée à rédiger une nouvelle Charte suprême qui pourrait codifier la révolution du président amérindien Evo Morales. Ce dernier prône par ailleurs le non au référendum concomitant sur l'autonomie régionale. Le vote des Boliviens doit désigner les 255 membres de l'Assemblée constituante qui, à partir d'août et pendant plusieurs mois, élaborera une nouvelle Constitution. La première, estime le président Evo Morales, qui rendra les Amérindiens, soit 60% des 9 millions de Boliviens, maîtres de leur destin. Le chef de l'Etat espère que les candidats de son Mouvement vers le socialisme (MAS) surpasseront les 53,7% obtenus lors de son triomphe à l'élection présidentielle de décembre 2005. Il y va de la mesure de sa popularité et, surtout, de la possibilité d'instaurer dans la prochaine Charte fondamentale, qui doit être approuvée à la majorité des deux tiers, une démocratie qu'Evo Morales voudrait "plurielle, participative, communautaire et représentative, basée sur la diversité des peuples et éliminant toute forme de colonialisme, ségrégation ou discrimination". Selon le projet constitutionnel d'Evo Morales et du MAS, les peuples indigènes ont droit à "la reconnaissance de leurs systèmes politiques et de conformation de leurs autorités", ainsi qu'à la gestion de leurs ressources collectives "conformément à leurs propres traditions et coutumes". Dans ce cadre, indique le même projet, "la feuille de coca fait partie des traditions culturelles et sera protégée par l'Etat", la Bolivie devant toutefois "condamner le narcotrafic sous toutes ses formes et manifestations". A droite, Jorge Quiroga, leader du Pouvoir démocratique et social (Podemos, 27% à la présidentielle de décembre) a axé sa campagne pour ses candidats à l'Assemblée constituante sur une critique virulente du "danger communiste" qu'impliquerait l'interventionnisme cubain et vénézuélien dans l'économie et la société boliviennes. Parallèlement à l'élection des membres d'une Assemblée constituante, un référendum, hérité d'engagements de la législature précédente sous la pression de la région de Santa Cruz, permet aux neuf départements boliviens de dire oui ou non, dimanche, à une autonomie régionale dont la véritable portée sera définie par la prochaine Constitution. Pour faire contrepoids au pouvoir national d'Evo Morales, Jorge Quiroga a fait campagne pour le oui, qui pourrait l'emporter dans des départements orientaux, les plus riches en hydrocarbures (nationalisés le 1er mai). Evo Morales, lui, prône le non. ----------------------------------------------------------------------------------------- Et puis, Un article de "cyberpresse.ca" : Evo Morales veut verrouiller ses réformes par une Assemblée Constituante Un article du "Monde" : Le président Evo Morales demande aux Boliviens d'élire une Assemblée constituante et de refuser l'autonomie des régions Le lien vers le sujet du "Forum Ailleur" qui parle plus en général de l'Amérique Latine (et où se trouve aussi un bout d'article qui présente cette élection) : "L'amérique Latine à Gauche Toutes" Voilà. A+ Pierito.
Dernière modification par Pierito (02-07-2006 16:29:38)
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Re: 3) "Evo Morales invité à Paris le 14 mai 06 par Danielle Mitterrand !"
Bonjour, Un article-interview de Alvaro Garcia Linera, le vice Président de Bolivie (LeCourrier.ch) : «La nationalisation du gaz bolivien constitue le pilier de notre projet» A+ Pierito.
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Re: 3) "Evo Morales invité à Paris le 14 mai 06 par Danielle Mitterrand !"
Bonjour, Crise - La Guerre de l'Étain en Bolivie par LatinReporters.com : -------------------------------------------------------- Bolivie - Guerre de l'étain: 16 mineurs tués, 81 blessés et Evo Morales parle de "conspiration" LA PAZ, dimanche 8 octobre 2006 (LatinReporters.com) - Des combats à la dynamite, au fusil et à coups de pelle ont fait jeudi et vendredi en Bolivie 16 morts et 81 blessés lors d'affrontements entre mineurs pour le contrôle de la mine d'étain de Huanuni, la plus importante d'Amérique du Sud. Critiqué et parlant de "conspiration", le président Evo Morales a destitué et remplacé son ministre des Mines. Le nombre de morts avait d'abord été estimé à 21 par le Défenseur du Peuple, Waldo Albarracin. Il a contribué, avec des représentants de l'Eglise et d'organisations de défense des droits de l'homme, à séparer les combattants. L'envoi trop tardif de 700 policiers a été décisif pour rétablir un calme peut-être seulement provisoire. Dans le périmètre de la mine et de son principal gisement, la montagne Posokoni, mais aussi dans la ville même de Huanuni (20.000 habitants), les dégâts matériels sont énormes. "Pareils à ceux d'une guerre" se lamente le ministre de la Présidence, Juan Ramon Quintana. Il s'agit de la crise la plus grave à laquelle ait été confronté Evo Morales depuis son investiture, le 22 janvier dernier. Le leader amérindien a admis, samedi, qu'il vient de vivre son "pire moment" en tant que président. Il avait dénoncé auparavant l'attitude "individualiste et mesquine" des mineurs des deux camps et reconnu ne pas pouvoir "comprendre comment des secteurs ouvriers qui étaient à l'avant-garde des revendications peuvent s'affronter et endeuiller le peuple". A 280 km au sud-est de la Paz et perchée à 4.000 mètres d'altitude dans les Andes, la mine de Huanuni fournit 5% de l'étain mondial et 60% de la production bolivienne de ce métal. Après le gaz naturel, nationalisé le 1er mai dernier, et les "remesas" (envois d'argent) des émigrés, l'étain est la 3e principale source de revenus de la Bolivie. Son cours est en hausse sur les marchés internationaux. Les assaillants étaient plusieurs centaines. Il s'agit de "cooperativistas", des mineurs de coopératives créées dans les années 1980 pour éponger la masse de chômeurs issus de la grande crise minière de l'époque. Au fil des ans, les "cooperativistas" ont gagné le surnom de "déprédateurs". Jeudi, ils ont littéralement attaqué, dans l'intention de les déloger et de les supplanter, les 1.200 mineurs qui travaillent dans la mine de Huanuni, des salariés de l'entreprise publique COMIBOL (Corporacion Minera de Bolivia), propriétaire de l'exploitation. Les victimes appartiennent aux deux camps. Les "déprédateurs" sont près de 70.000 dans l'ensemble de la Bolivie. En 2004, nul n'avait pu leur résister lorsqu'il prirent par la force, au prix de neuf morts et une cinquantaine de blessés, le contrôle des mines de Caracoles, Colquiri, Sayaquiri, El Totoral y San Vicente. Les coopératives de mineurs ont progressivement dilué leur objectif social. La plupart fonctionnent comme des entreprises privées, recherchant les bénéfices et surexploitant leurs travailleurs affiliés. Les "cooperativistas" avaient fortement soutenu la campagne électorale du MAS (Mouvement vers le socialisme) d'Evo Morales avant les élections présidentielle et législatives du 18 décembre 2005. Morales a été élu chef de l'Etat et son MAS contrôle la majorité absolue parlementaire. Dans les meetings électoraux, on avait vu plusieurs fois l'actuel président haranguer la foule coiffé d'un casque de mineur. Le ministre des Mines, Walter Villaroel, destitué vendredi pour apaiser l'opinion publique, était président de la Fédération nationale de coopératives minières de Bolivie, soit "déprédateur" en chef, avant son entrée au gouvernement. Aussi l'agence Bolpress, d'ordinaire favorable au président Morales, qualifiait-elle samedi le massacre de Huanuni de "pacte de sang entre le gouvernement d'Evo Morales et la Fédération de coopératives minières de Bolivie". Walter Villaroel a cédé son portefeuille ministériel à Guillermo Dalence, formé au combat social dans... les coopératives, prétendent quelques journalistes boliviens, mais surtout à la tête des syndicats des mines publiques, corrigent d'autres. Le président de la COMIBOL a également été remplacé. "Conspiration" Quelques heures avant ce remaniement, Guillermo Vilela, responsable de l'Assemblée des droits de l'homme de Bolivie (ADHB), avait rejeté au moins partiellement la responsabilité du massacre sur Evo Morales: "Il y a deux semaines, nous avions averti le Palais Quemado [siège de la présidence] de la tragédie qui se préparait, mais personne ne nous a prêté attention". Selon le sénateur Oscar Ortiz, du parti Podemos (opposition conservatrice), le drame de Huanuni serait l'une des "conséquences de la frustration due au non respect des promesses électorales du MAS. Ils ont fait des promesses contradictoires aux deux parties: aux cooperativistas on leur a offert de protéger leurs intérêts et on leur a donné un ministère; aux salariés, on leur avait promis de nationaliser le secteur des mines afin qu'il soit entièrement géré par la COMIBOL. Mais il était impossible que le gouvernement puisse tenir ces deux promesses à la fois". Devant les médias, le président Morales a associé les affrontements meurtriers entre mineurs à "une conspiration interne et externe contre la démocratie, mon gouvernement et la Bolivie". Un épisode qu'il verse donc au dossier d'un supposé complot permanent contre l'actuel régime autochtono-socialiste d'une Bolivie alliée à Cuba et au Venezuela d'Hugo Chavez. Le pedigree des "déprédateurs" était pourtant connu avant qu'Evo Morales ne fasse entrer leur chef au gouvernement. Le président reconnaît tout de même qu'il n'a pas comblé, dans le secteur minier, "les attentes du peuple". La Centrale ouvrière bolivienne (COB, principal syndicat national) saisit l'occasion pour exiger à nouveau la nationalisation des mines, conformément à la promesse d'Evo Morales. --------------------------- Voilà Quoi, Pierito.
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Bonjour, bon, maintenant un article de "L'Humanité" : La Bolivie récupère son gaz A+, Pierito.
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Re: 3) "Evo Morales invité à Paris le 14 mai 06 par Danielle Mitterrand !"
Bonjour,
De très bons articles sont à lire sur le site de RISAL : Voir la rubrique RISAL-BOLIVIE. Par exemple, cette article disponible en pdf : LA BOLIVIE D'EVO MORALES, UNE ANNÉE PLUS TARD
A+,
Pierito.
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Re: 3) "Evo Morales invité à Paris le 14 mai 06 par Danielle Mitterrand !"
Bonjour,
Un article sur la Coca qui résume bien de "alternative.ca" : La coca est là pour rester
A+,
Pierito.
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