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J'espère que vous y trouverez des bons conseils ! De bonnes infos ! J'espère au moins de bons échanges ! Peut-être des amis !
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Pierre.
- Juliette
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1) "L'eau et les élections en Bolivie"
J'ai vu que vous alliez creer un film sur l'eau. Sujet tres interessant car c'est un produit de premiere necessite qui est devenu un produit commercial " l'or de demain". Je suis actuellement en Bolivie et ici c'est la "guerre de l'eau". Le gouvernement est un des seuls d'Amerique du Sud a refuser la privatisation totale de l'eau et le FMI lui met une pression enorme. Pas plus tard que hiers il y avait un blocus a Potosi. Les campesinos se plaignaient de ne pas avoir d'eau et pour leurs cultures et pour leur vie quotidienne. Dans cette partie du pays l'eau appartient a une entreprise privee et elle est tres chere. J'ai rencontre avant hiers un garcon suisse dont la copine fait une these sur l'eau et son enjeu mondial. Elle est actuellement en Bolivie pour etudier le systeme Bolivien qui est tres particulier. Si cela vous interesse je lui demanderais son adresse ( meme si je sais que le sujet du film n'est pas dans cette partie du monde). Ici c'est tres " chaud" car le 18 decembre il y a les elections presidentielle. Ils y a beaucoup de blocus, de manifestations. Si le MAS passe, ce sera l'allegresse d'une grande partie du peuple et de grosses difficultes avec les organisations internationales, si c'est un autre parti, ca va etre de gros mouvements popúlaire et une grande repression ( souvent violente)....A voir. Juliette
- Pierito
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Re: 1) "L'eau et les élections en Bolivie"
Bonjour, Et n'est-ce pas en Bolivie que des glaciers et les retenues d'eau crées par leurs alluvions sont un danger pour les villages et populations qui habitent en aval à cause de risque de rupture du à la fonte des glaces. « L’eau pourrait devenir au XXIème siècle ce que fut le pétrole au XXème siècle. » Vincent Courtillot ( Pour des informations sur le Problème de l'Eau en Bolivie, rendez-vous plutôt sur les sujets : Bolivie - "Ne pas mentir, ne pas voler et ne pas être feignant" "Evo Morales a été invité à Paris le 14 mai par Danielle Mitterrand !" ) Bon, mais nous sommes finalement encore en plein dans "l'ère du pétrole" (et du gaz) qui est toujours, pour quelques années encore, la principale monnaie d'échange, et de force, et donc aussi de possibilités pour les peuples d'amériques du sud de faire poids et de se libérer de l'impérialisme (du Traité de Libre Commerce proposé par les Etats-Unis) ! C'est çà non l'un des enjeux des elections en Bolivie, une certaine nationalisation des hydrocarbures, contre le privé, "contre la politique impérialiste du pillage". Mais sans doute auriez-vous pu aussi appeller votre post "La Coca" et la "Culture" (dans les deux sens du terme) de la "Coca" (Le concept indigène de la coca sans la cocaïne), quand s'apprète d'arriver au pouvoir pour la première fois un "Indien" responsable lui même du syndicat cocalero, Evo Morales. Je lis votre sujet au moment où ma maman (que vous connaissez d'ailleurs tout autant que moi - comprendra qui pourra) m'envoit un texto qui dit : "Ca bouge en Amérique du Sud". Et oui, j'avais déjà entendu parler de cette troisième voie lors de mon séjour au Nicaragua, celle des indiens comme politique, qui peut aller bien au delà du maniquéen "Droite/Gauche", une politique indienne antilibérale. Et oui, çà ne peut que bouger en Amérique du Sud, toujours peuple jeune et en même temps quasi antique, ayant la fraicheur des idées et des révolutions. A contrario, il semble bien plus difficile d'envisager un vrai révolution, ne serais-ce que d'idée, dans notre "vieille europe" commerciale, enfermée et plus ou moins déprimée. A+ pierito. ----------------------------------------------------------------------------------------- P.S. 1 : Vous ètes la première personne à vous inscrire dans le "Forum Ailleur" et par ce fait vous venez de gagner une "Pinte de Bière" (c'est ce que j'avais promis à mes potes), que je vous propose donc de vous offrir à votre retour. P.S. 2 : Je me suis aussi permis de déplacer cette discussion vers les débats d'idées concernant l'Amérique Latine. P.S. 3 : C'est superbe que vous puissiez vivre ce moment unique que sont ces élections en Bolivie !
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Re: 1) "L'eau et les élections en Bolivie"
Pour la pinte de bierre, je suis super contente et deja bien entrainee car ici c-est la boisson nationale avec le coca ( pas la feuille, helas). Oui Pierito, tu as tres bien cerne les enjeux de ces elections en Bolivie cad la nationalisation du gaz (energie tres importante en Bolivie et pour 80% exploitee par des entreprises americaines (du nord), la Culture de la Coca qui est fortement reprime par les E.U alors qu-elle fait (sur)vivre une grande partie des campecinos, l-eau.. ..et en generale la politique ecomomique du pays. La terre de Bolivie est pleine de richesses et le peuple est un des plus pauvre de monde ! ps ici tout est bloque pqr des greves et les Bolivien n-ont pas le droit de sortir avant les elections ce qui fait que j-ai le temps de converser avec vous sur internet et peut etre de gagner une deuxieme pinte de bierre en temps que deuxieme connectee! Juliette
- Pierito
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Re: 1) "L'eau et les élections en Bolivie"
Ha Ha Ha ! Pardon, mais la "pinte de bière" est un cadeau que nous offrons à l'"Inscription sur le Forum" et après un "Premier Message" (dont la date fait foi "Houa Houa Houa") ! Un pinte pour le premier inscrit, un demi pour le second, un coca pour le troisième, etc... Mais ne soyez pas en reste, nous pourrons surement boire, en plus de votre lot, plusieurs "coup" à votre retour ! Je vois que vous ètes comme au coeur de l'action et je vous attends ainsi pour sans doute la suite de votre reportage bolivien.
 Il s'agit bien pour les peuples de pouvoir disposer librement de leur terre et de leur ressources. Pierito. P.S. : Pour info pratique, si ce n'est déjà fait, en cliquant sur "profil" vous pouvez changer à votre guise votre mot de passe et aussi adapter le forum au fuseau horaire vous correspondant.
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Re: 1) "L'eau et les élections en Bolivie"
Avec l'autorisation de LatinReporters.com je reproduis leur article paru cette nuit concernant les élections en Bolivie : ----------------------------------------------------------------------------------------- Vers la nationalisation des hydrocarbures et la dépénalisation de la coca Bolivie-élections: Amérindien et anti-impérialiste, Evo Morales est favori de la présidentielle Par Angel Mendez Cerezo LA PAZ, samedi 17 décembre 2005 (LatinReporters.com) - Poncho contre veston-cravate, coca contre répression antidrogue, majorité indienne contre domination blanche, nationalisation des hydrocarbures contre pouvoir des multinationales, "peuple travailleur" contre "impérialisme américain"... Les élections de dimanche en Bolivie résument tous les combats. Favori de la présidentielle, Evo Morales pourrait être le premier chef d'Etat amérindien de ce pays. Lors de ce scrutin anticipé pour tenter de mettre fin aux troubles intérieurs, plus de 3,6 millions de Boliviens inscrits sur les listes électorales doivent élire leurs président et vice-président, les 157 députés et sénateurs, ainsi que les gouverneurs des neuf départements, élus pour la première fois au suffrage universel. Le nouveau président bolivien sera le 4e depuis 2002. Malgré ses grandes potentialités énergétiques, la Bolivie est le plus pauvre des pays sud-américains, avec un PIB de 900 dollars par habitant en 2004. Quelque 63% des 9 millions de Boliviens vivent sous le seuil de pauvreté. Si la victoire d'Evo Morales à la présidentielle se confirmait, la Bolivie et ses réserves de gaz naturel, les plus importantes d'Amérique du Sud après celles du Venezuela, risqueraient de passer dans le camp de la "révolution bolivarienne" lancée par le président vénézuélien Hugo Chavez avec l'appui du cubain Fidel Castro. L'influence conjuguée de la Bolivie et du Venezuela, les deux puissances gazo-pétrolières du sous-continent, pourrait favoriser la montée, déjà sensible, de la gauche et de l'antiaméricanisme dans une région dont les principaux pays, le Brésil et l'Argentine, souffrent comme d'autres d'un déficit énergétique. L'élection d'un président amérindien en Bolivie aurait en outre des répercussions politiques dans les autres pays andins à forte composante indienne, Pérou et Equateur, où des élections présidentielles et législatives auront lieu en 2006. "Affronter l'impérialisme nord-américain" "Le moment est venu de rendre au peuple son pouvoir et sa dignité, d'enterrer la corruption du néolibéralisme, de nationaliser les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire afin de nationaliser aussi les ressources naturelles" clamait cette semaine Evo Morales dans sa citadelle de Cochabamba, devant une foule de sympathisants brandissant des drapeaux arc-en-ciel du pouvoir indien et des portraits d'Ernesto "Che" Guevara. Il avait dit la même chose deux jours plus tôt sur la Plaza Villarroel de La Paz, ajoutant alors: "Nous allons affronter l'impérialisme nord-américain. Nous sommes les commandants de la libération de la Bolivie". Le candidat d'Evo Morales à la vice-présidence, le sociologue et professeur d'université Alvaro Garcia Linera, avait auparavant planté ainsi le décor historique: "Après 513 ans de domination coloniale, 180 ans de discrimination républicaine et 20 ans de libéralisme néfaste, la nuit néolibérale va se fermer et la patrie renaîtra de la main de ses combattants, le peuple travailleur". Cette vision indigéniste ne rassure pas la minorité blanche et métisse face à la montée en puissance des communautés autochtones (plus de 60% de la population). Avec sa peau pâle et son physique quasi suédois, Alvaro Garcia Linera confère néanmoins un caractère multiethnique à la candidature de l'Indien aymara au teint cuivré qu'est Evo Morales. Candidat du Mouvement vers le socialisme (MAS), qu'il définit comme "instrument politique de la souveraineté des peuples", Evo Morales, 46 ans, est crédité dans le dernier sondage de 34,2% des intentions de vote. Avec 27,7%, son principal adversaire est l'ex-président intérimaire (2001-2002) Jorge Quiroga, leader du Pouvoir démocratique et social (Podemos, droite libérale). Elégant ingénieur et administrateur d'entreprises de 45 ans, entré en politique de la main de l'ex-dictateur Hugo Banzer, Jorge Quiroga a été formé aux Etats-Unis. Il défend la signature avec Washington d'un traité de libre-échange et propose aux multinationales une renégociation, plus avantageuse pour la Bolivie, des contrats d'exploitation du gaz et du pétrole. L'armée rompt son silence Si aucun candidat présidentiel n'obtenait la majorité absolue dimanche, c'est au Parlement, par le vote des députés et sénateurs réunis, que devraient être départagés les deux candidats les mieux placés au premier tour. Cette disposition constitutionnelle n'écarte pas la possibilité d'une alliance parlementaire qui frustrerait de la victoire finale le vainqueur du premier tour. Mais l'armée a bouleversé la donne constitutionnelle en rompant le silence qu'elle observait depuis le retour à démocratie, il y a 20 ans. Son commandant en chef, Marco Antonio Justiniano, a estimé que le vainqueur du premier tour, même sans majorité absolue, devrait recevoir l'écharpe présidentielle afin de garantir un climat de paix. Cet avis est partagé par le candidat conservateur Samuel Doria Medina, 3e dans les sondages avec 8,9% des intentions de vote. Dans ces conditions, la présidence n'échappera que difficilement à Evo Morales. Ses partisans dominent la rue et l'un des plus notoires, le sénateur et dirigeant paysan Roman Loayza, a averti qu' Evo Morales sera président "de gré ou de force". Mépriser la Constitution risquerait de renforcer les penchants sécessionistes des riches départements orientaux de Santa Cruz et de Tarija. Leur sous-sol renferme la quasi totalité des réserves boliviennes de gaz et de pétrole et la proportion amérindienne de leur population est très inférieure à celle de l'Occident andin. A Santa Cruz, la popularité d'Evo Morales n'est que de 13,8%, mais celle de Jorge Quiroga grimpe à 40,3%. Evo Morales avait créé la surprise en se classant second de la présidentielle de 2002, talonnant le multimillionnaire pro-américain Gonzalo Sanchez de Lozada, chassé de la présidence en octobre 2003 par la "guerre du gaz". La Bolivie fut alors paralysée par des ouvriers, des mineurs et des paysans, essentiellement d'origine indienne et menés notamment par Evo Morales, qui s'opposaient à l'exportation de gaz naturel bolivien vers l'Amérique du Nord via un port chilien. Le Chili, "ennemi historique", s'est approprié la façade maritime de la Bolivie, qui revendique sa restitution au moins partielle, lors de la Guerre du Pacifique (1879-1883). Le président vénézuélien Hugo Chavez soutient la revendication bolivienne. La poursuite de mobilisations populaires en faveur de la nationalisation du gaz et du pétrole forcèrent, en juin dernier, la démission du président Carlos Mesa (vice-président de Gonzalo Sanchez de Lozada, il lui avait succédé) et son remplacement par l'actuel président intérimaire Eduardo Rodriguez (ex-président de la Cour suprême de Justice, il plane théoriquement au-dessus de la mêlée partisane). Dépénaliser la coca Manuel Rocha, à l'époque ambassadeur des Etats-Unis, avait averti publiquement à la veille de la présidentielle de 2002 que Washington pourrait supprimer son aide à la Bolivie si elle était "dirigée par des gens qui ont bénéficié du narcotrafic". La plupart des analystes estiment que cette menace destinée à torpiller la candidature d'Evo Morales a donné au leader indien l'envergure politique qui le met aujourd'hui aux portes de la présidence. Leader syndical des cocaleros, cultivateurs de la coca dont les feuilles fournissent la cocaïne, Evo Morales prône la dépénalisation de cette culture ancestrale qui est la principale source de revenus de dizaines de milliers de paysans. Il rappelle que coca ne signifie pas nécessairement cocaïne et il prétend, sans convaincre ses adversaires, qu'il luttera contre le trafic de stupéfiants. Les partisans du candidat présidentiel indien soulignent les propriétés médicinales et alimentaires de la coca. Mâcher la "feuille sacrée" permet de compenser la raréfaction de l'oxygène en altitude (La Paz est à 3.700 m au-dessus du niveau de la mer). Ils reprochent par ailleurs aux Etats-Unis de transformer la lutte contre la drogue en guerre extérieure, sans assumer la responsabilité de la consommation de cocaïne en Amérique du Nord, qui en est le principal marché. Le protectionnisme agricole américain et européen expliquerait en outre partiellement l'échec de l'implantation de cultures de substitution. La Bolivie est le 3e producteur mondial de coca après la Colombie et le Pérou. La moitié des 28.000 hectares de coca recensés en juin en Bolivie se situent dans la région du Chapare, place forte d'Evo Morales. Des experts nord-américains estiment que 45% des récoltes servent à la production de cocaïne. ----------------------------------------------------------------------------------------- LatinReporters.com est un collectif de journalistes qui analysent l'actualité latino-américaine et espagnole. http://www.latinreporters.com
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Re: 1) "L'eau et les élections en Bolivie"
 Evo Morales
 Carte de Bolivie
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Re: 1) "L'eau et les élections en Bolivie"
Et voila, Evo Morales détient 51% des voix (résultat du dimanche vers minuit). c'est une victoire écrasante, une tres forte majorité qui lui confère une grande légitimité. Voilà la journée du dimanche 18 décembre, jour des élections : La Paz, ville normalement grouillante et bruillante est aujourd'hui completement vide. Nous ne voyons que des gringos qui èrent sans but dans la ville. Depuis hiers, les Boliviens n'ont plus le droit de boire d'alcool, pas le droit de voyager, pas le droit de travailler et aujourd'hui l'obligation de voter ( au moment du vote, ils recoivent un papier qui leur permettra de voyager dès le lendemain. Sans ce papier, il ne peuvent plus utiliser de moyens de transport public, or ici personne n'a de voiture). Il fait tres beau, quelques habitants profitent des grandes rues vides de La Paz pour se promener, les jeunes font du skate, discuter dans cette ville devenue tres silencieuse. Nous montons vers les hauts de la ville. Dans ces quartier beaucoup plus populaire, ca grouille de monde. Les marchands ambulants proposent à manger, tout se vend, tout se négocie, tout s'achète : la vie de la Paz. Nous allons dans un bureau de vote. La File d'attente est énorme. Nous voyons 2 cartons (pas tres costaud) ; un pour l'election du presidents, un pour les députés. au bout de la file, 1 seul isoloir . Il est tout petit avec un tabouret. Il a un rideau trop court ce qui fait que nous pouvons voir ce qu'une dame coche sur son papier. Au centre de la ville ........toujours rien. 18h00 : Devant la télé à l'hotel. Première forte estimation de l'élection : Evo Morales 47 %, Tuto 35% puis des broutilles pour les autres. Les Gérants de l'hotel sont tres contents mais tres sobre aussi. Nous sortons dans les rues afin de voir les réactions...calme, silence,rien. Nous nous baladons jusqu'à 10h30........rien Vers minuit, quelques pétards, un claxon......pas grand chose. En fait la fiesta est dans l'Alto, dans les hauteurs de la ville, dans les quartiers les plus populaires. Si Morales n'était pas passé, la soirée aurait certainement été tres mouvementée, la place Murillo (devant le palai présidentiel) aurait été investie. Mais, satisfaits, les Boliviens de La Paz sont aller à leurs occupations. Voilà comment j'ai vécu ce jour Historique, qui à ma grande surprise, a été fortement couvert par les médias français. Pour moi, c'est la fin du voyage et le retour en France.......J'attend avec impatience ma pinte de bière qui réussira peut être à me réchauffer un petit peu. Merci à Piérito de nous avoir informé car lorqu'on est en voyage, il est difficile de chercher des informations afin de mieux comprendre les enjeux. Nous avons, en effet, rencontrés beaucoup de Boliviens avec, bien sur, des avis tres divergeants ou même pas d'avis du tout et un certain défaitisme. Vos messages nous ont permis de comprendre et de mieux les questionner. A bientôt internautes passionnés par ce magnifique continent juliette
- Pierito
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Re: 1) "L'eau et les élections en Bolivie"
Merci Juliette de nous avoir conté par le détail "Votre Journée d'Election" là-bas en Bolivie, et je vous souhaite maintenant un bon retour, moment toujours assez déstabilisant. Il faut d'ailleurs que je vous rencontre très prochainement (vers Noël par exemple !!) pour vous offrir votre "Pinte de Bière" ! Toujours avec l'autorisation de LatinReporters.com, je reproduis l'article paru hier dans ce web magazine qui apporte les derniers chiffres de l'élection et un tour d'horizon des mesures annoncées par Evo Morales : ----------------------------------------------------------------------------------------- Bolivie - Evo Morales: bilan des changements annoncés par Christian Galloy Analyste politique, directeur de LatinReporters.com LA PAZ / MADRID, jeudi 22 décembre 2005 (LatinReporters.com) - De multiples déclarations post-électorales du leader indien Evo Morales, qui assumera la présidence de la Bolivie à partir du 22 janvier 2006, précisent la portée des principaux changements qu'il avait annoncés, à savoir la nationalisation des hydrocarbures (dont le gaz naturel), la légalisation de la coca et la lutte contre "l'impérialisme nord-américain". Evo Morales a remporté l'élection présidentielle du 18 décembre dès le premier tour avec une majorité absolue de 54,14% (résultat provisoire incluant 94% des bureaux de vote), contre 28,57% à son principal adversaire, l'ex-président Jorge Quiroga (droite libérale). Sous réserve de précisions ultérieures d'Evo Morales et de ses collaborateurs, la politique qui sera suivie dans les trois domaines considérés peut actuellement se résumer comme suit : Nationalisation des hydrocarbures (en particulier du gaz naturel) -Principe général: l'Etat sera propriétaire de toutes les ressources naturelles, y compris à la bouche du puits, et en contrôlera la production et la commercialisation. -Cette propriété est en principe déjà établie par une loi de mai 2005 (découlant du référendum de juillet 2004), mais Evo Morales estime que des clauses de contrats avec les multinationales ne respectent pas ce droit de propriété de l'Etat à la bouche du puits. Les contrats seraient en conséquence "nuls de plein droit". Autre cause de nullité invoquée par Evo Morales: "les contrats n'ont pas été ratifiés par le Congrès" (Parlement). -Tous les contrats avec les multinationales seront donc révisés. Vingt-six multinationales exploitent le gaz naturel bolivien, dont les réserves sont les plus importantes d'Amérique du Sud après celles du Venezuela. Les sociétés qui ont le plus investi sont la brésilienne Petrobras et l'hispano-argentine Repsol-YPF. La française Total, l'américaine Exxon Mobil et British Gas sont également présentes. Le Brésil et l'Argentine, en déficit énergétique, sont les principaux acheteurs du gaz bolivien. -Argument complémentaire d'Evo Morales pour justifier la révision des contrats: ils ont été signés lorsque le baril de pétrole brut, dont le prix influence celui du gaz, valait 18 ou 19 dollars, alors que le baril est aujourd'hui à plus de 60 dollars. Le gaz bolivien sera donc vendu plus cher. -Les nouveaux contrats seront "équilibrés" indique Evo Morales. Les multinationales seront rétribuées pour leurs services (exploration, extraction). Elles auront un statut "d'associé, non de propriétaire ni de patron". Leurs biens ne seront ni expropriés ni confisqués. Récupération de l'investissement et bénéfices raisonnables seront garantis, mais l'Etat contrôlera la production et la commercialisation. Légalisation des plantations de coca -Principe général: coca ne signifie pas cocaïne. La Bolivie respectera l'usage traditionnel de la feuille de coca et cherchera à promouvoir de nouvelles utilisations et formes de commercialisation légales. L'élaboration de cocaïne (extraite de la feuille de coca) et le trafic de drogue seront combattus. -Evo Morales rappelle que les plantations de coca sont déjà légales en Bolivie, sur une superficie [12.000 hectares; ndlr] calculée théoriquement pour couvrir l'utilisation traditionnelle de la feuille de coca, qui a des propriétés médicinales et alimentaires. Le problème est que le total des plantations est évalué aujourd'hui à quelque 28.000 hectares. Plus de la moitié de la production bolivienne de feuilles de coca serait donc illégale. Selon les adversaires d'Evo Morales, dont les Etats-Unis, elle serait déviée vers l'élaboration de cocaïne. -Arrêt de la politique de destruction des plantations excédentaires, dont dépend la survie de milliers de paysans. "Zéro coca signifierait zéro cocaleros, zéro Quechuas et zéro Aymaras" explique Evo Morales. [Quechuas et Aymaras sont les ethnies amérindiennes dominantes en Bolivie; ndlr]. Il ajoute: "On ne peut pas dépénaliser le coca-cola et pénaliser la feuille de coca". -Le prochain gouvernement "étudiera le marché légal de la feuille de coca" et cherchera à le développer. Il définira "avec les paysans l'étendue des zones de cultures". Un référendum sur cette question n'est pas exclu. -Evo Morales propose aux Etats-Unis de lutter ensemble, sans ingérence intérieure (et surtout pas d'ingérence militaire), en faveur d'un "zéro cocaïne et zéro trafic de drogue". Mais pour aboutir à "zéro cocaïne", il faut aussi un "marché zéro". "Tant qu'il y aura un marché pour la cocaïne, des feuilles de coca seront déviées vers ce marché, aussi rationalisées puissent être les plantations" précise Evo Morales. Les Etats-Unis, premier consommateur mondial de cocaïne, sont ainsi invités à assumer leurs responsabilités. Relations extérieures. Lutte contre "l'impérialisme nord-américain" -Principe général: "ni soumission ni subordination" de la Bolivie. Sur cette base, Evo Morales souhaite un dialogue avec les Etats-Unis. (La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a estimé en substance que Washington jugerait sur pièces la nouvelle politique bolivienne). -Coordination probable de la politique extérieure de la Bolivie avec celle de Cuba et du Venezuela, adversaires notoires des Etats-Unis, mais attention prioritaire aux intérêts de la Bolivie. A la double question "Chaviste? Castriste?", Evo Morales répond: "Je suis katariste [Tupac-Katari, chef amérindien, fut écartelé au 18e siècle par les Espagnols; ndlr] ...et je suis Evo". "Mais j'apprécie, poursuit-il, que le Venezuela, comme Cuba avant lui, ait vaincu l'analphabétisme". Evo Morales dit "admirer" le président vénézuélien Hugo Chavez, qui "lutte avec son peuple pour la dignité, la souveraineté et les ressources naturelles". -Rejet du néo-libéralisme économique. Evo Morales se prononce contre un éventuel traité de libre-échange avec les Etats-Unis, déjà conclu par Washington avec le Chili, que devraient imiter d'autres pays andins (Colombie, Equateur et Pérou). Ce type de traité "ferme les coopératives et les micro-entreprises... Nous avons besoin d'un commerce de peuple à peuple pour résoudre les problèmes économiques sans concentrer le capital dans quelques mains" dit Evo Morales. -Refus de toute présence militaire américaine, y compris celle que Washington justifierait par la lutte contre le narcotrafic. Pour "freiner la superbe de l'empire [nord-américain]" et son interventionnisme, "l'Amérique latine a besoin d'une alliance avec l'Europe" estime Evo Morales. -Au nom des droits de l'homme, Evo Morales sollicitera des Etats-Unis l'extradition de l'ex-président Gonzalo Sanchez de Lozada pour qu'il soit jugé par les tribunaux boliviens. Ce conservateur pro-américain, réfugié à Miami, fut chassé de la présidence de la Bolivie lors de la "guerre du gaz", qui fit en 2003 des dizaines de morts parmi les manifestants opposés au projet d'exportation de gaz vers l'Amérique du Nord via un port chilien. -Persistance de la tension avec le Chili. "Pas de gaz [bolivien pour le Chili] ni de relations diplomatiques sans accès de la Bolivie à la mer" avertit Evo Morales. (Lors de la Guerre du Pacifique, conclue en 1883, le Chili, "ennemi historique", s'est approprié la façade maritime de la Bolivie, qui revendique sa restitution au moins partielle. Hugo Chavez soutient la revendication territoriale bolivienne.)
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Re: 1) "L'eau et les élections en Bolivie"
"La Blague !!!!!!!!!!" D'après l'AFP (MADRID) le mercredi 21 décembre 2005 : ----------------------------------------------------------------------------------------- Un canular monté par la radio de l'épiscopat espagnol tourne à l'incident diplomatique entre l'Espagne et la Bolivie Mardi 20 décembre un journaliste - imitateur de la radio de l'episcopat espagnol, la "Cadena Cope" en croisade contre le gouvernement Zapatero, a téléphoné au nouveau président bolivien Evo Morales en se faisant passer pour le chef du gouvernement espagnol José Luis Zapatero et l'a ainsi félicité d'avoir, en ces termes, "rejoint l'axe qui passe par les frères cubains et le frère (Hugo) Chavez. Nous nous réjouissons sincèrement que tu te joignes d'une façon triomphale au nouvel ordre que nous voulons établir". Evo Morales avait après déclaré que José Luis Zapatero l'avait appelé pour le féliciter de sa victoire à la présidentielle de dimanche, ce que les services du chef du gouvernement espagnol ont démenti mardi soir à l'AFP. La Conférence épiscopale espagnole s'est refusée à "émettre une opinion" sur l'initiative de sa radio. "C'est la radio de la maison et nous sommes en contact permanent, mais c'est un thème qui regarde la Cope", a dit un porte-parole à l'AFP. L'ambassade de Bolivie a réclamé par écrit "des explications et des excuses" à la Cope, a reconnu Alfonso Nasarre, directeur d'antenne de cette radio. Ces excuses ont bien été faites, mais elles sont "insatisfaisante", a dit à l'AFP le ministre conseiller de l'ambassade bolivienne, Alvaro del Pozo, faisant état d'un fax du directeur général de la Cope, Jenaro Gonzalez del Hierro Valdez, qui dit "regretter les désagréments qu'à pu causer la blague en question" et avoir "fait part aux humoristes du caractère déplacé de ce type d'initiative". "Nous avons annoncé au ministre espagnol des Affaires étrangères (...) que nous ne sommes pas satisfaits de cette réponse", a dit le diplomate bolivien, "nous voulons que la radio reconnaisse qu'il s'agit d'une erreur et non d'une blague". Le gouvernement espagnol a indiqué mercredi dans un communiqué "espérer que la Cope ou ses propriétaires présenteraient dès que possible les excuses adéquates pour le préjudice causé au président bolivien". La "blague inacceptable" de la Cope "suppose une usurpation de la personnalité du président du gouvernement espagnol et une tentative de ridiculiser le président d'un pays ami". José Luis Zapatero a appelé mercredi soir Evo Morales pour lui exprimer son "malaise" au sujet de cet "inacceptable" canular. ----------------------------------------------------------------------------------------- C'est à mourir de rire !! Plutôt à pleurer !!!
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Re: 1) "L'eau et les élections en Bolivie"
Bonjour ! Voilà Noël est passé et j'ai bien pu rencontrer Juliette de retour de son voyage en Bolivie ! Je lui est donc remis son lot de victoire au concours "1er inscrit" soit une bouteille de Jenlain (cà fait bien une Pinte non !) :
 JULIETTE RECEVANT SON CADEAU Et superbe surprise, de son coté Juliette m'a offert un tee-shirt bolivien où est inscrit :
 LA CULTURE DE LA FEUILLE DE COCA N'EST PAS LA DROGUE C'EST SACRÉ A bientôt, Pierito.
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Re: 1) "L'eau et les élections en Bolivie"
Petit Point Presse - Samedi 14 janvier : Voilà, les résultats définitifs de l'élection sont paru, il y a dix jours déjà, le 4 janvier et "Evo Morales Ayma" a été élu à la présidence de la république au premier tour avec 53,74% des voix. Résultat historique : depuis les années 40, c'est la première fois qu'un Président en Bolivie est élu au 1er tour. Son investiture officiel a lieu le 22 janvier à La Paz. L'autre grande nouvelle, c'est que Le MAS, la formation d'Evo Morales, a aussi obtenu la majorité à la Chambre des députés avec 72 députés sur 130. Néanmoins Evo Morales sera en minorité au sénat. Sa gauche devra donc négocier avec d'autres forces politiques soit pour s'assurer le soutien du sénat, soit pour avoir les 2/3 des voix pour les réformes constitutionnelles. Son vice président de la république, le sociologue Alvaro Garcia Linera, est appelé à jouer un rôle clé dans ces négociations, puisqu'il devient automatiquement le président du Congrès (réunion des deux chambres). Evo Morales est le premier amérendien élu à la tête d'un pays d'Amérique Latine. Les principaux thèmes d'Evo Morales, c'est la souveraineté économique, la réappropriation des ressources naturelles, la défense des indigènes opprimés et des petits producteurs. Entre temps, Evo Morales a entamé depuis le 30 décembre une grande tournée mondiale. Une tournée mondiale avec des visites éminament politique qui l'a amené d'abord à Cuba chez Fidel Castro (ils ont mis en place un partenariat pour la médecine et l'éducation), puis au Vénézuela chez Hugo Chavez (Des accords passés concernant l'alphabétisation et échange de diesel à bas prix contre produits agricoles boliviens). Son voyage c'est poursuivi en Espagne, l'ancienne puissance tutélaire, où il a rencontré José Luis Zapatero [Evo à l'instant de la rencontre a dit à Zapatero "C'est toi, pour de vrai ?" clin d'oeil au canular de la radio de l'episcopat espagnol](Il y eu des dialogues avec les entreprises pétrolières espagnoles investissant en Bolivie, notamment "Repsol" [Evo Morales : "Nous voulons des associés et non des patrons"], et puis il y eu aussi surtout l'obtention d'aides avec notamment la quasi annulation de la dette bilatérale) [une des images fortes fut la rencontre d'Evo Morales avec le roi Juan Carlos d'Espagne, le Roi et l'Amérendien parlant pour la première fois d'égal à égal après la colonisation d'il y a 500 ans]. Ensuite, Evo Morales c'est rendu à Bruxelles pour une rencontre avec Javier Solana (pour des recherches de coopérations, Solana a adressé un soutien fort de l'Europe pour les projets d'Evo de sortir la Bolivie de la pauvreté). Evo s'est rendu en Hollande pour un diner avec le ministre des affaires étrangères Ben Bot (Pour l'expèrience de la Hollande concernant le traitement du Gaz). Et puis, Evo Morales a passé 2 jours en France (Les entreprises françaises "Total" pour le gaz, et aussi "Suez" pour l'eau sont présentes en Bolivie [c'est là que nous retrouvons justement la problèmatique, le problème de l'eau évoqué par Juliette qui concerne bien une entreprise française, bien que Suez sous le nom de "Aguas del Illimani" ne se considèrent en aucun cas propriétaire de la ressources ou des infrastructures, sa responsabilité ne serait que d'ordre technique envers ses clients, les habitants de La Paz et El Alto]).
 EVO MORALES LE 6 JANVIER A PARIS - Conférence au Centre d'Acceuil de la Presse Etrangère. Evo Morales a rendu une visite à Jacques Chirac (Des coopérations sont lancées pour les secteurs de la santé et de la formation administrative, et la coopération culturel et économique. Evo a exprimé le souhait que Total continue à investir en Bolivie. Jacques Chirac a rappelé à Evo Morales [Javier Solana le lui avait aussi dit deux jours avant] qu'il « était important de veiller pour les investisseurs étrangers à la sécurité du cadre juridique ». Evo est interessé par le savoir-faire français en matière de construction de routes. Evo s’est félicité du « respect » que le président français a montré « pour la véritable révolution démocratique et culturelle » qu’il veut mettre en oeuvre dans son pays. "Je ne me sens plus seul aujourd'hui, je sens que j'ai un soutien international", a déclaré Evo Morales). Evo a aussi rencontré Danielle Mitterand qui soutient depuis toujours la cause indigène. Evo Morales a continué son tour du monde en Chine où il a rencontré le président Hu Jintao (Les entreprises chinoises, pays affamé d'énergie, ayant l'habitude de travailler dans le cadre d'entreprises nationnalisées, pourraient bien devenir les principaux partenaires dans l'exploitation du gaz en Bolivie. Le gouvernement d'Evo Morales ne souhaite pas "miser exclusivement sur la Chine" "Nous avons fait la proposition à l'Espagne, à la France, maintenant à la Chine, c'est difficile de miser sur une seule entreprise", a expliqué Carlos Villegas, le conseiller économique d'Evo. La Chine serait aussi très intéressée par l'importation de feuilles de coca en vue d'introduire le "thé de coca" notamment au Tibet). Son avant dernière visite était réservée à l'Afrique du Sud où il a rencontré le président Thabo Mbeki ("La lutte des frères sud-africains est la même que la lutte de notre peuple. Nous avons été discriminés en tant que peuples. Nous avons de nombreux points en commun en matière de discrimination" a déclaré Evo Morales lors d'une interview à l'AFP). Et finalement hier, juste avant son retour en Bolivie, Evo Morales s'est rendu au Brésil pour une visite à Lula Da Silva (L'entreprise pétrolière brésilienne "Petrobas" est l'investisseur majoritaire en Bolivie et importe 2/3 du gaz bolivien [Evo Morales : "Je ne suis pas venu ici pour demander quoi que ce soit, juste pour des conseils. J'ai dit à Lula que je décrocherai le téléphone et lui demanderai: 'comment résoudre ce problème'?"]) Ce parcourt très original et inédit d'Evo Morales juste avant son investiture, dans lequel il a acquit une légitimité internationale et ainsi obtenu de très nombreuses aides, soutiens et promesses de coopérations, ouvrant une route qui se passe royalement des Etats-Unis, concrétise comme un front "anti-impérialiste", soit sans doute bien le début d'un véritable "cauchemar" pour Washington. Sauf si les Etats-Unis acceptent enfin le dialogue qu'Evo Morales est prêt à accorder comme tout "indien" qui se respecte. Pierito. ----------------------------------------------------------------------------------------- P.S. 1: Un petit lien intéressant vers un article du Réseau Voltaire qui propose une analyse-décriptage de la presse face à la victoire d'Evo Morales : "L'inconnu Evo Morales - Tribunes et décriptage" P.S. 2 : Et toujours du Réseau Voltaire, cet excellent article de 95 (certes un peu long) sur le problème de la coca et l'histoire de la Bolivie : "La drôle de guerre de la coca" P.S. 3: Du Monde Diplomatique un petit article de fin 2003 qui résumait bien la situation : Bolivie (voir ensuite aussi les autres articles du journal : lien "Bolivie")
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Re: 1) "L'eau et les élections en Bolivie"
Salut Juliette, Alors là, tu vas halluciner ! Et bien oui, le sujet que tu as lancé à fait bouger "Ailleur Production". Après nous avoir intensement intéressé à la Bolivie et fait vivre en direct l'Election d'Evo Morales, nous avons donc profité de son passage à Paris pour le rencontrer. Et d'assister à la Conférence de Presse qu'il a tenu dans la capitale en véritable star, poursuivi par les paparazzis.
 EVO MORALES et PIERITO. [Image du Caméraman "Ailleur" : Bastien Nouvet] Ainsi, je te propose de visionner les "Morceaux Vidéos Choisis d'Ailleur" de cette Conférence :PAGE EXTRAITS ----------------------------------------------------------------------------------------- Quelques notes biographiques sur Evo Morales (d'après AP-21/01/06): Il est né le 26 octobre 1959 à Isallavi, un village minier sur l'Altiplano, d'un père quechua et d'une mère aymara. Evo Morales fut l'un des trois de sept frères à survivre après la petite enfance. Petit, il gardait les lamas et cultivait les pommes de terre familiales. A 12 ans, il abandonna l'école pour partir jouer de la trompette dans un orchestre itinérant. Lorsqu'il a 19 ans, ses parents quitte l'Altiplano pour le Chapare. Là, il devient "cocalero", et s'implique dans la lutte syndicale. A 34 ans, il est élu à la tête de la fédération des petits producteurs de coca. Il devient député à 38 ans avec encore un record de suffrages : 70%. Il vit seul. Et à 46 ans il vient d'être investit Président de Bolivie ce 22 janvier lors d'une cérémonie pleine d'émotion.
 EVO MORALES PHOTOGRAPHIÉ PAR PIERITO. A+ Pierito. ----------------------------------------------------------------------------------------- P.S. : Et nos palabres sur la Bolivie se poursuivent aussi sur le sujet lancé par "Verito la gringita", grande ami de Juliette, à cette adresse : "Bolivie-Ne pas mentir, ne pas voler et ne pas etre feignant" et aussi sur le sujet lancé depuis la visite de mai 06 à Paris d'Evo Morales : "Evo Morales a été invité à Paris le 14 mai par Danielle Mitterrand !"
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Re: 1) "L'eau et les élections en Bolivie"
Bonjour, Tiens, un petit article très polémique du Monde sur Evo Morales, le tout commenté sur Bellaciao : Evo Morales un homme ambigu A+ Pierito.
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